Petit matin gris, au soleil fragile et discret, qui se lève derrière le brouillard comme une jeune mariée timide qui tire les draps de coton espérant cacher sa nudité.
Petit matin qui s'éveille, tout comme moi, enchantés que nous sommes d'entendre la voix suave de Carla Bruni.
Petit matin qui me quitte et laisse la place à un jour terne et fade, grisâtre. Un peu comme moi, qui navigue depuis quelques jours sur la mer triste des souvenirs... Ceux qui nous remuent, ceux qui nous fouaillent les trippes et nous traversent le coeur, ceux qui nous laissent exsangue, sans vie. Malheureusement, celle-là ne me quitte pas; elle s'accroche, se démène et s'attache au corps et à l'âme. Elle fait battre ce coeur qui ne ressent plus rien, elle s'acharne à le faire pulser, comme si elle savait quelque chose que j'ignore.
Moi qui aime la vie, j'en suis à me demander si elle, elle m'aime. Une chose est sûre, lui ne m'aime plus.
Vous l'avez deviné, je suis en peine d'amour...
Depuis maintenant 4 mois, qui n'en finissent plus, qui s'étirent et s'étendent sans gêne, je survis. Je laisse passer le temps, puisqu'on le dit médecin: le temps guérit, semble-t-il. L'amour est dur et magnifique, cruel mais généreux, tellement brûlant qu'il glace à la fin. Je me jure d'aimer encore, aussi fort, aussi loin, aussi intensément. Mais plus tard, un autre jour, une autre fois, une autre vie...
En attendant, je vous écris.
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